
Vous avez sans doute entendu parler du scandale de la contamination au cadmium dans notre alimentation et de son accumulation alarmante dans nos organismes.
En tant que naturopathe, il me semble important de faire un point sur les risques que nous encourons pour notre santé. Je souhaite également vous informer sur ce que nous pouvons mettre en place pour réduire notre exposition et soutenir nos organismes.
Je veux apporter mon éclairage sur : les choix alimentaires pour limiter son exposition, l’importance de soutenir les processus de détoxification, et sur la nécessité de faire doser nos niveaux de contamination au cadmium.

Sommaire :
- Qu’est-ce que le cadmium ?
- Pourquoi le cadmium est-il problématique ?
- L’imprégnation au cadmium de la population française est-elle critique aujourd’hui ?
- Pourquoi la Population Française est-elle particulièrement concernée ?
- Les aliments issus de l’agriculture biologique sont-ils moins contaminés par le cadmium ?
- Pourquoi certains chocolats bio sont plus contaminés que les chocolats issus de l’agriculture conventionnelle?
- Quels sont les recommandations de l’ANSES ?
- Quels sont mes conseils de naturopathe ?
- Une séance de naturopathie dédiée au sujet du cadmium
Qu’est-ce que le cadmium ?
Le cadmium est un métal lourd que l’on retrouve à l’état naturel dans le sol.
Aujourd’hui, il pose problème car nos sols ont atteint des niveaux de concentration en cadmium plus qu’inquiétants.
Cette pollution est causée par l’utilisation d’engrais phosphatés qui contiennent eux-même du cadmium. Ce dernier se retrouve dans notre alimentation et s’accumule dans nos organismes.

Pourquoi le cadmium est-il problématique ?
Le cadmium est classé comme cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction et le développement fœtal. Son implication dans certains cancers des poumons est avérée et suspectée pour les cancers des reins, du pancréas, de la prostate et du sein.
Le cadmium provoque des atteintes rénales et osseuses (même à faible dose lors d’exposition prolongée) pouvant entraîner insuffisance rénale et ostéoporose.1

Le cadmium s’accumule dans l’organisme, notamment dans le foie et les reins. Il est extrêmement difficile à éliminer. La demi-vie du cadmium est de 10 à 30 ans. Ce qui implique que dans 10 à 30 ans, seulement la moitié du cadmium ingéré aujourd’hui sera potentiellement éliminée.
Cela fait plus de 45 ans que nous sommes exposés à cette contamination. L’INA (Institut National de l’Audiovisuel) nous informe que dans les années 80, les premières inquiétudes concernant l’impact sur la santé, des contaminations environnementales au cadmium, étaient déjà signalées à la télévision.2
Nous sommes face à une véritable catastrophe sanitaire
L’imprégnation au cadmium de la population française est-elle critique aujourd’hui ?
OUI, selon une étude menée par Santé Publique France entre 2014 et 2016, près de la moitié (soit 47,6 %), de la population générale adulte (18-60 ans) présente des niveaux de contamination au cadmium dépassant les seuils critiques.3
Les enfants sont très exposés, à cause de leur alimentation riche en éléments particulièrement contaminés en cadmium (céréales du petit-déjeuner, pain, viennoiseries, gâteaux, purées, chips, chocolat, etc.).
Selon l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), 36 % des enfants de moins de 3 ans ont des expositions alimentaires au cadmium dépassant la dose journalière tolérable.4

Pourquoi la Population Française est-elle particulièrement concernée ?
Selon l’ANSES, les niveaux de contamination des français.es sont 3 à 4 fois supérieurs à ceux de leurs voisin.es européen.nes.
Cela s’explique par l’importation d’engrais phosphatés, venant d’un sol particulièrement riche en cadmium et d’une législation « très tolérante » sur sa concentration dans nos engrais phosphatés.
En France la norme est de maximum 90 mg de cadmium par kilo d’engrais phosphatés alors que l’Union Européenne fixe la limite à 60 mg/kilo et que l’ANSES recommande de ne pas dépasser 20 mg/kilo.

Les aliments issus de l’agriculture biologique sont-ils moins contaminés par le cadmium ?
OUI, en 2014 une méta-analyse publiée dans la revue British Journal of Nutrition, regroupant 343 études, comparant les concentrations en cadmium des aliments issus de l’agriculture biologique et conventionnelle, conclus à une différence de 48 % en faveur de l’agriculture biologique.5
En moyenne, les aliments bio contiennent donc quasiment moitié moins de cadmium que ceux issus de l’agriculture conventionnelle.
Bien sur, il s’agit d’une moyenne et il peut y avoir des disparités, voire des paradoxes.

Pourquoi certains chocolats bio sont plus contaminés que les chocolats issus de l’agriculture conventionnelle?
Malheureusement, la cosse de cacao accumule particulièrement le cadmium.
Le chocolat bio est beaucoup cultivé en Amérique du Sud, sur des terres volcaniques naturellement riches en cadmium. Ici, ce n’est pas la méthode de culture qui est mise en cause mais la nature du sol.
Il est fortement conseillé de choisir des chocolats cultivés en Afrique et d’être raisonnable dans notre consommation.

Quels sont les recommandations de l’ANSES ?
« L’alimentation est de loin la source majeure d’exposition, représentant jusqu’à 98 % de l’imprégnation au cadmium dans la population non fumeuse. Les aliments les plus contributeurs sont à la fois des produits fréquemment consommés et contaminés par le cadmium, notamment certains produits céréaliers : céréales du petit-déjeuner, pains et produits de panification sèche, viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits sucrés, pâtes, riz et blé ainsi que les pommes de terre et certains légumes. »6
L’ANSES conseille de :
- » Limiter la consommation de produits à base de blé sucrés et salés, tels que les céréales du petit-déjeuner, gâteaux, biscuits,
- Introduire plus de légumineuses dans les repas à la place des aliments à base de blé comme les pâtes.
- Varier les sources d’approvisionnement : alterner les denrées provenant de différentes zones ou filières pour éviter une exposition répétée au cadmium. » 7

Quels sont mes conseils de naturopathe ?
- faire le choix d’une alimentation biologique car elle est deux fois moins contaminée au cadmium.
- limiter la consommation d’abats et de crustacés.
- limiter au maximum les céréales et les pommes de terre ainsi que leurs produits transformés (pain, céréales du petit déjeuner, viennoiseries, biscuits, chips etc.)
- préférer les farines de sarrasin et de sorgho plutôt que les farines de blé.
- lorsque cela est possible (selon votre profil et vos capacités digestives) introduisez les légumineuses, en petite quantité (trempage 1 nuit, cuisson avec bicarbonate et clou de girofle) pour diminuer la part des céréales dans les féculents.
- consommer plus de légumes-fruits (courge, tomate, aubergine, poivron, concombre, haricot vert, haricot mange tout) que de légumes racines (carotte, betterave, navet, radis, etc.) ou de légumes-feuilles (salade, épinard, blette, etc.). Les légumes-fruits d’été sont plus simples à digérer sans la peau et les graines.
- arrêter de fumer car le tabac est une plante accumulatrice de cadmium.

- faire contrôler son taux de contamination au cadmium (ex : laboratoire Barbier 25 euros)
- favoriser les processus de détoxification généraux et plus spécifiquement des métaux lourds avec une alimentation et une hygiène de vie qui soutiennent l’organisme et les processus d’élimination.
- utiliser la phytothérapie et la micro-nutrition spécifiques de la détoxification des métaux lourds.
- optimiser ses taux de ferritine (réserve en fer) et de zinc car ils diminuent l’absorption de cadmium.
- soutenir les organes les plus touchés : foie et reins avec la phytothérapie et la micro-nutrition.

J’ai tout à fait conscience du caractère « anxiogène » de ce type d’information mais nous ne pouvons plus faire l’autruche.D’autant plus que le cadmium n’est malheureusement pas le seul polluant auquel nous sommes exposés.Nous devons agir dès à présent pour préserver notre santé.

Je vous propose de vous recevoir au cabinet ou en visio pour :
une séance de naturopathie dédiée au sujet du cadmium :
– faire le point sur votre situation personnelle en terme d’exposition au cadmium
– faire le point sur les impacts possibles sur votre santé présente et à venir
– se poser la question de tester votre taux de cadmium
– optimiser votre alimentation selon votre profil et vos capacités digestives actuelles
– soutenir les processus de détoxification, de façon adaptée à votre profil et à votre vitalité actuelle
– soutenir les organes les plus touchés par le cadmium
– prévenir les risques liés à l’exposition au cadmium

Prendre rendez-vous
Sources :
- https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-reduire-exposition ↩︎
- https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/alerte-cadmium-pollution-sante ↩︎
- https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-reduire-exposition ↩︎
- https://www.anses.fr/system/files/ERCA-2023-AUTO-0150-RA.pdf ↩︎
- https://www.cambridge.org/core/journals/british-journal-of-nutrition/article/higher-antioxidant-and-lower-cadmium-concentrations-and-lower-incidence-of-pesticide-residues-in-organically-grown-crops-a-systematic-literature-review-and-metaanalyses/33F09637EAE6C4ED119E0C4BFFE2D5B1#article ↩︎
- https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-agir-des-present-la-source-de-la-contamination-des-sols ↩︎
- https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-reduire-exposition ↩︎